Maude Schneider reproduit des aliments en porcelaine, avec humour et un certain sens critique, mettant en avant le caractère insolite de certaines habitudes de consommation.
Maude Schneider produit des objets du quotidien en porcelaine, avec humour et un certain sens critique, mettant en avant le caractère insolite de certaines habitudes de consommation.
Contrairement à un peintre, Valentin Merle ne pose pas la couleur sur la toile, mais la fait pénétrer au cœur des fibres. Il utilise des végétaux, des éléments vivants, pour teindre ses tissus. Et s’il ne représente pas un paysage, ses œuvres reflètent néanmoins un territoire, d’où proviennent ses couleurs. La taille des toiles, qui occupent et divisent l’espace, permettent une forme d’immersion. L’artiste s’intéresse aux plantes et à leurs multiples utilisations (nourriture, remède, teinture), mais aussi à l’aspect éthique et écologique de leurs usages.
Le titre fait écho à la complexité et à la subtilité du geste quotidien de se nourrir qui, bien qu’essentiel à la survie, ouvre un vaste champ d'exploration de l’intime, de l’identité et du vivre ensemble. Les quatre artistes réinventent leurs liens aux aliments en les transformant en matériaux de création et de réflexion.
Grace Gloria Denis a recueilli des recettes de personnes travaillant dans les cuisines de Cery. Ces recettes proviennent d’un héritage immatériel familial ou culturel et portent en elles, de ce fait, une forme de puissance. Cette installation valorise le travail souvent invisible des cuisines institutionnelles et montre qu’échanger autour de ses habitudes alimentaires, c’est se raconter. Ces histoires évoquent des souvenirs personnels, mais relèvent aussi de discours socio-politiques plus larges.
Biographie
Gilles Furtwängler et le collectif d’écrivain·e·s Caractères mobiles transforment par l’écriture des paroles glanées et des observations faites à l’hôpital. Certains textes sont peints par Gilles Furtwängler au fur et à mesure des mois. La forme des lettres et la disposition des mots ont une incidence sur la façon de vivre le texte. Un protocole, qui redéfinit les rôles entre les artistes et les publics et met en avant l’importance du sens de l’écoute dans la coproduction.
Toute personne franchissant les portes de l’hôpital pour des soins bénéficie d’un accompagnement, mais comment s’assurer que celui-ci tienne compte du vécu individuel de chacun·e et soit pertinent pour toutes et tous ? La coproduction, c’est produire quelque chose ensemble, comme prendre une décision ou trouver une solution, qui va impacter le protocole et le résultat. Mais, pour penser et faire à plusieurs, il faut trouver de nouvelles règles et redistribuer les rôles.
LA COLLECTIVE DU CHUV permet à toute personne travaillant au CHUV d’exposer une ou plusieurs réalisations dans différentes techniques. C’est aussi l’occasion de se côtoyer autrement, car l’art permet notamment de partager des points de vue, des émotions et ainsi de créer des liens.
Koki Tanaka utilise principalement la vidéo pour documenter les rencontres qu’il organise autour d’une activité. Les participantes et participants doivent collaborer en vue d’obtenir un résultat. Ces interactions n’échappent pas à certains codes sociaux, mais génèrent également des nouvelles façons de travailler ensemble.
Toute personne peut prendre part à cette exposition, en déplaçant ou en rajoutant des objets sur le dispositif construit par Simon Paccaud. Artistes, artisan·e·s, publics ont des rôles interchangeables qui supposent une symétrie des savoirs.
Pour explorer la complexité des différentes dynamiques qui apparaissent dans une relation, Marie Ilse Bourlanges a filmé sa fille ainsi qu’une bergère avec ses moutons. Subtilement, l’ambivalence entre soin et contrainte est mise en évidence.