Koki Tanaka utilise principalement la vidéo pour documenter les rencontres qu’il organise autour d’une activité. Les participantes et participants doivent collaborer en vue d’obtenir un résultat. Ces interactions n’échappent pas à certains codes sociaux, mais génèrent également des nouvelles façons de travailler ensemble.
À la suite de la triple catastrophe (séisme, tsunami et l’accident de la central nucléaire de Fukushima) du 11 mars 2011 et ses conséquences, la démarche artistique de Koki Tanaka prend une orientation nouvelle. Afin de trouver des solutions de façon collective face au désastre, l’artiste provoque des rencontres autour d’une action : cuisiner, faire de la musique ou de la poterie, qu’il documente. Le choix des pratiques quotidiennes est significatif en lui-même, car accessibles à tout le monde.
Ses recherches questionnent la notion d’auteur dans le sens où l’intention porte sur la coproduction et le partage d’expérience, avec des temps de latences. Le statut de l’œuvre quant à lui est bousculé en mettant le focus sur le processus et non pas le résultat (l’objet marchandable).
En répétant ces actions : être à l’écoute, proposer des solutions et prendre des décisions de façon collective, permet d’éprouver et stimuler la coproduction et ainsi réinventer des formes de vivre ensemble.
Cette œuvre est également exposée à l’ESPACE CHUV dans le hall central du bâtiment hospitalier.
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