Les vêtements, réalisés d’après des souvenirs dans le cadre d’ateliers participatifs, rappellent qu’une des forces de la pensée est de créer des alternatives du réel.
Clare Goodwin utilise des éléments de meubles récupérés qu’elle réagence. Ces œuvres peuvent être perçues comme des compositions abstraites, mais elles évoquent aussi les espaces domestiques d’où ces meubles proviennent. L’ensemble de l’installation touche à la fois à l’intime et à l’universel, en questionnant les codes et les représentations que nous avons de la maison et plus largement de la société. C’est aussi l’occasion de contempler des formes, des matières et des couleurs.
Les porte-voix, objets de luttes sociales, de Valérie Alonso, sont à l’image des voix, individuelles ou collectives, fragiles ou fortes qui constituent la société.
C’est à travers une recherche autour de la figure de la sorcière que Maëlle Gross rend hommage à celles et ceux qui « dérangent » et rend visible les mécanismes qui stigmatisent et mettent à l’écart certaines populations.
Dans le cadre de la résidence, Rafael Kouto a entrepris une recherche autour du vêtement comme extension possible de la mémoire du corps et notamment celle d’une personne décédée. En vue de créer trois ensembles, des soies imprimées et une série d’images, l’artiste, fidèle à ses valeurs, a privilégié l’upcycling et la collaboration. L’installation propose une approche conceptuelle en posant la question de la nature des images : est-ce le souvenir du corps qui crée le vêtement ou le vêtement qui crée le souvenir du corps ?
Biographie
Biographie
C’est avec le tissu que Xénia Lucie Laffely réalise ses œuvres. Elles sont franches et parfois dérangeantes. Pourtant, l’artiste porte un regard bienveillant sur le corps et rappelle qu’un statut – social ou lié à une maladie – ne nous définit jamais pleinement. Le tissu se décline ici entre : le tissu comme textile (la matière), le tissu comme organe (la peau) et le tissu comme banderole (un support pour diffuser des idées). L’évocation des textiles d’intérieurs (le rideau) marque la frontière entre l’espace domestique et l’espace public.
Enfilées les unes sur les autres, du vêtement d’un nouveau-né à celui d’un adulte, les vestes tiennent debout, comme si elles étaient encore habitées. Une sculpture à l’image du passage de l’enfance vers l’âge adulte et de la construction de l’identité qui est liée à la somme de nos expériences vécues. Cette Life Jacket nous rappelle que l’habit est parfois intimement lié à des questions de vie (littéralement veste de vie) ou de survie (gilet de sauvetage).
Des mots coupés en deux offrent une signification différente et une étude du sens imaginaire.
Une photo de presse reproduite et floutée par le geste du dessin sur du feutre déstabilise immédiatement pour ce qu’elle cache et révèle.