Contrairement à un peintre, Valentin Merle ne pose pas la couleur sur la toile, mais la fait pénétrer au cœur des fibres. Il utilise des végétaux, des éléments vivants, pour teindre ses tissus. Et s’il ne représente pas un paysage, ses œuvres reflètent néanmoins un territoire, d’où proviennent ses couleurs. La taille des toiles, qui occupent et divisent l’espace, permettent une forme d’immersion. L’artiste s’intéresse aux plantes et à leurs multiples utilisations (nourriture, remède, teinture), mais aussi à l’aspect éthique et écologique de leurs usages.
Le titre fait écho à la complexité et à la subtilité du geste quotidien de se nourrir qui, bien qu’essentiel à la survie, ouvre un vaste champ d'exploration de l’intime, de l’identité et du vivre ensemble. Les quatre artistes réinventent leurs liens aux aliments en les transformant en matériaux de création et de réflexion.
Grace Gloria Denis a recueilli des recettes de personnes travaillant dans les cuisines de Cery. Ces recettes proviennent d’un héritage immatériel familial ou culturel et portent en elles, de ce fait, une forme de puissance. Cette installation valorise le travail souvent invisible des cuisines institutionnelles et montre qu’échanger autour de ses habitudes alimentaires, c’est se raconter. Ces histoires évoquent des souvenirs personnels, mais relèvent aussi de discours socio-politiques plus larges.
Gilles Furtwängler est né en 1982 à Lausanne, il vit et travaille entre Lausanne et l’Afrique du Sud.
Rafael Kouto est né en 1990 en Suisse, il vit et travaille entre Zürich, Lausanne et Venise.
EMMA KUNZ (1892-1963)
Shannon Guerrico (*1983, double origine argentine et irlandaise).
Léonard von Muralt (*1989, Morges)
Caroline Schmoll (*1985, Neuchâtel) est une artiste céramiste suisse basée à Lyon.
Léa Belooussovitch est née à Paris en 1989, elle vit et travaille à Bruxelles.
Maëlle Gross est née en 1988 à Eden-Roc, elle vit et travaille à Lausanne.
Des tours de cageots ou de culottes. Des arbres roses où se cachent des têtes. Les artistes cherchent pourtant à nous faire voir autre chose : la place du corps dans la société. Et plus particulièrement le corps hors norme, le corps blessé. Malgré tout, leurs œuvres dégagent une forme de poésie et d’humour.