Les porte-voix, objets de luttes sociales, de Valérie Alonso, sont à l’image des voix, individuelles ou collectives, fragiles ou fortes qui constituent la société.
Le verbe, la voix, c’est faire sa place et exister. C’est aussi un moyen d’échanger et partager. Le porte-voix permet aussi le renversement, celui d’être non ce qui diffuse et amplifie le son, mais l’écoute, en inversant l’objet et en le portant à l’oreille, il devient l’extension du pavillon et ramène au pouvoir de l’écoute.
La fragilité du matériau, la céramique, est mise en tension avec la fonction de l’objet. Exposer les porte-voix dans le contexte de la BiUM fait apparaitre d’autres paradoxes comme le fait de les isoler dans des vitrines dans un lieu d’étude où les règles du silence sont de mise.