Maryam Ghasemi Sedimentary Clouds
Se sentir chez soi, un ressenti que Maryam Gahsemi explore à partir de captures d’écran d’appels vidéo passés avec ses proches restés en Iran. La technologie réduit les distances, les images sont anodines, bien que personnelles et incomplètes à cause des problèmes de connexions. Ces défauts rappellent le processus même du souvenir qui se définit par des manques.
Proche de la peinture, l’artiste travaille par couches successives et exploite les accidents. Grâce à l’aide d’un logiciel de postproduction, Maryam Gahsemi cumule des multiples moments d’échanges, laissant apparaître des bouts d’appartement, des objets qu’elle se charge de réagencer et redessiner.
L’absence de repères spatiaux précis et de présence humaine perturbe l’espace architectural avec ses perspectives et questionne la notion de maison. Ces trois œuvres, dont le format vertical correspond à celui du téléphone portable, communiquent l’expérience de l’expatriation. Le processus, autant que le résultat exposé en plein air, fait état d’une recherche et évoque une sensation d’entre-deux.