Il existe de nombreuses raisons de traverser le couloir de la Maternité du CHUV. De la même manière, la peinture murale qui s’y trouve peut-être interprétée de multiples façons, évoquant notamment voyage, protection ou (re)naissance.
Cette œuvre a été réalisée spécialement pour cet espace par Tami Ichino sur invitation d’ARTCHUV, en collaboration avec le Service de gynécologie et le Centre de santé sexuelle-planning familial du CHUV.
L' œuvre, intitulée KAI TO AWA (du japonais coquillage et bulles), mesure près de trois mètres et est peinte à même les murs de l’hôpital. La dimension, mais aussi le caractère aérien et l’effet irisé créent une atmosphère féérique. Pour les spécialistes, cette coquille se nomme Pecten maximus, c’est un mollusque bivalve marin appartenant à la famille des pectinidés. Pour d’autres, ce coquillage évoque peut-être des souvenirs de vacances. Dans la gastronomie française, la noix de Saint-Jacques est prisée pour ses qualités culinaires.
Sur le plan culturel, la coquille est aussi l’emblème des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle qui à l’origine, permettait d’obtenir l’indulgence : elle symbolise le chemin parcouru et la protection. Elle est également liée à des idées de fertilité, de guérison et de renaissance, notamment dans la mythologie où Vénus l’utilise comme embarcation lors de sa naissance.
Dans certaines traditions ésotériques, la coquille est réputée pour sa capacité à purifier. Avec ses deux valves, elle incarne aussi la dualité dans l’unité : le départ et le retour, la mort et la renaissance.