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Art+Hôpital 4

Les artistes de l’Avant-Garde le disaient : L’art, c’est la vie ! – d’où la complexité de formuler une seule et unique définition de l’art. Déterminer les diverses présences et offres artistiques à l’hôpital, constitue un autre défi de taille. Les quatre vitrines de la Bibliothèque universitaire de médecine (BiUM) présentent quelques approches de l’art en milieu hospitalier.

Focus sur la diversité des approches
Luc Aubort, Florence Friedrich, Artothèque et aperçu de la collection du Musée de la main Unil-CHUV

Luc Aubort
L’art produit par des artistes professionnel·le·s

Le lieu transforme le rapport aux œuvres.
Les activités culturelles d’un hôpital proposent d’amener l’art dans les espaces de soins, d’attente et de passage.
ARTCHUV organise des expositions d’art contemporain avec des œuvres d’artistes reconnues. Cela signifie que ces artistes suivent des intentions formelles et conceptuelles claires et que cette activité les situe professionnellement.
Les Mouchoirs de Luc Aubort représentent des taches de couleurs symétriques à l’image du test de Rorschach servant de support en psychologie.
Dans le contexte de l’hôpital, certains aspects de ces œuvres marquent davantage que dans un musée ou une galerie. Leur fonction ressort davantage : un mouchoir évoque les différentes sécrétions du corps, et rappelle la maladie.

Florence Friedrich
L’art produit d’abord pour soi par des personnes ayant vécu la maladie

Une démarche entreprise aussi avec l’intention de se (re)construire et de partager cette nouvelle identité.
Après une formation artistique ainsi qu’en Lettres, Florence Friedrich travaille durant de nombreuses années dans le domaine muséal. En parallèle, elle ouvre un atelier de peinture libre pour enfant et adulte à Lausanne. Touchée par la maladie, elle entreprend une activité artistique personnelle et écrit : « Séquelle ou pas de mes séjours à l’hôpital - entre lames de microscope, verre plombé anti rayons x et triple vitrage -, la plaque de verre est devenue l’unique support de mon travail depuis que la maladie a tenté un come-back en 2021. Solide et fragile à la fois, elle signifie pour moi toute l’ambivalence de la résilience. »
Le travail avec ce support fragile lui permet de transformer ses épreuves en force créative ; la maladie devient un moteur.

Artothèque
L’art comme support à la réhabilitation

Sur le modèle d’une bibliothèque, l’Artothèque des Ateliers de réhabilitation permet à toutes et tous d’emprunter une œuvre originale.
Ces œuvres ont été créées par des personnes touchées dans leur santé psychique. L’activité artistique permet de se réhabiliter, de donner un sens à son parcours, mais aussi de construire de nouveaux projets pour le futur.
Cette artothèque permet aussi de déconstruire les idées préconçues sur la maladie mentale et de démocratiser l’art en offrant à toutes et à tous la possibilité d’avoir des œuvres originales chez soi.

Aperçu de la collection du Musée de la main Unil-CHUV
L’art produit ou collectionné par des professionnel·le·s de la santé

Un aperçu de la collection du Musée de la main Unil-CHUV.
Les liens entre art et médecine s’expriment parfois à travers le dessin comme outil d’observation et de transmission des savoirs. William Littler (1897-1977), l’un des pionniers de la chirurgie de la main, réalise des dessins précis pour documenter ses interventions, comme l’étude préparatoire présentée ici.
Cette œuvre fait partie de la collection constituée par Claude Verdan (1909-2006), chirurgien et fondateur du Musée de la main. La collection rassemble sculptures, peintures, photographies, pièces anatomiques et ethnographiques, témoignant des liens étroits entre création artistique, savoir médical et patrimoine culturel.
Dans cette même volonté de faire dialoguer art et soin, ARTCHUV offre également au personnel du CHUV la possibilité d’exposer ses créations dans le cadre de LA COLLECTIVE DU CHUV. C’est l’occasion pour chacune et chacun de se rencontrer autrement.

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